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Comment participer au Salon du Livre devient un luxe…

Bob aimerait aujourd’hui relayer une information qui nous semble d’importance et apporter ainsi tout son soutien aux « petits » éditeurs.

En effet, ces derniers auront bien du mal à être présents pour l’édition 2010 du Salon du Livre en raison d’une hausse des tarifs des stands totalement démesurée et injustifiée.

Ainsi donc, nous aimerions vous faire prendre connaissance de la lettre, écrite et signée conjointement par de nombreux éditeurs et envoyée au Président du Syndicat National de l’Édition, Serge Eyrolles ainsi qu’au Ministre de la Culture.

N’hésitez pas vous-même à relayer l’info sur vos sites et blogs.

Monsieur Serge Eyrolles
Syndicat national de l’Édition
115, boulevard Saint-Germain
75006 Paris

Paris, le 12octobre 2009

Copie à Monsieur le ministre de la Culture

Monsieur le Président,

Nous tenons, collectivement, à vous alerter sur l’orientation que semble prendre l’édition 2010 du Salon du Livre de Paris.

Depuis des années, le tarif «Trampoline», réservé aux éditeurs réalisant moins de 300000euros de chiffre d’affaires, leur permettait de disposer d’un stand de 9 m2 tout équipé pour la somme de 2000euros HT. Somme qui peut sembler dérisoire, mais est importante lorsque l’on connaît l’état de la trésorerie des petites maisons d’édition.

Au milieu du mois d’août, Reed, le concessionnaire du salon, a fait parvenir aux éditeurs sa proposition commerciale pour 2010. Et là, stupeur (mais stupeur étouffée par la chaleur estivale): le tarif «Trampoline» est désormais exclusivement réservé aux primo exposants. Pour pouvoir bénéficier d’un stand équivalent, un petit éditeur ayant déjà participé au Salon devra dorénavant débourser plus de 4300euros HT, si l’on intègre au tarif de base toutes les «options» – obligatoires (assurance, inscription, compteur électrique, etc.).

Lundi 7septembre 2009: une réunion, initiée par Reed, s’est tenue au siège du syndicat dont vous êtes le président en présence d’une cinquantaine d’éditeurs et de l’équipe du Salon du Livre au grand complet.
M. Morisset, le commissaire du Salon, nous a expliqué qu’il avait décidé «d’accompagner davantage la petite édition» et que la suppression du tarif «Trampoline» pour les éditeurs ayant déjà exposé visait à simplifier l’offre commerciale.

Pourquoi cette augmentation de 115%? Nulle réponse ne nous a été apportée. Pourtant, il apparaît évident qu’en doublant le tarif des «petits» stands (il est à noter que le tarif des autres n’a, lui, pas évolué),
le Salon du Livre risque très vite de se délester des petits éditeurs incapables de suivre cette inflation.

Lundi 20septembre, Reed a mis au point une nouvelle grille tarifaire destinée aux petits éditeurs,
en proposant le stand de 9 m2 à 3519€, ce qui «limite» la hausse à 1519€.

Cette majoration, de 75% tout de même, nous semble bien éloignée de la volonté annoncée par le commissaire du Salon d’«accompagner davantage la petite édition».

Inutile de rappeler que le Salon du Livre est pour tous les éditeurs – petits et gros – le moyen de nouer de nouveaux contacts avec lecteurs, libraires, bibliothécaires, journalistes…

Nous souhaiterions connaître votre position sur cette augmentation et savoir qui en est l’initiateur.
Est-ce le SNE, propriétaire du Salon, ou bien votre prestataire Reed?
Depuis quelque temps se murmure que certains aimeraient voir le Salon retrouver le cadre prestigieux du Grand Palais. Hélas, le mètre carré y est plus rare qu’à la Porte de Versailles et tout le monde ne pourra être de la fête, comme vous le confirmiez dans un entretien à Livres Hebdo en février2009 en affirmant: «Si on retire les stands marginaux, on peut peut-être y tenir.» Devons-nous en déduire que nous sommes ces «marginaux» qu’il faut commencer à éloigner?

Dans l’attente de vos éclaircissements sur une situation que nous jugeons alarmante pour la politique du livre en France, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération la plus distinguée.

Valérie Millet, Les Éditions du Sonneur
Laurent Seminel, Menu Fretin
Francis Combes, Le Temps des Cerises
Edmond Janssen, Éditions Delga
Gérard Cherbonnier, Éditions Le Petit pavé
Jean Ferreux, Téraèdre publishing
Dominique Gibert, Diateino
Dominique Tassel, Éditions Albertine
Alain Gorius, Éditions Al Manar
Guillaume Zorgbibe, Éditions du Sandre
Michel Chandeigne, Éditions Chandeigne
Pascal Arnaud, Éditions D’un Noir Si Bleu
Émeric Fisset et Marc Alaux, Éditions Transboréal
Thierry Marchaisse, Éditions Epel
Laurence Teper, Éditions Laurence Teper
François Plisson, Éditions de La Fibule
Xavier D. de Casabianca, Éditions Éoliennes
Marie Kattie, Présence africaine Éditions
Thierry Boizet, Éditions Finitude
Pierre Picy, Éditions Kailash
Christophe Sedierta, Éditions de la Dernière Goutte
Yves Frémion, président du MOTif
Susanne Juul, Gaïa Éditions
Sylvie Vacher, libraire
Brigitte Bouchard, Les Allusifs
Samuel Seguin, Éditions Fata Morgana
Paule Martigny et Alain Vollerin, Mémoire des Arts
Jean-Luc A. d’Asciano, Éditions L’Œil d’or
Xavier Legrand-Ferronnière et Anne-Sylvie Homassel, Éditions Le Visage vert
Sabine Bucquet-Grenet, Les Éditions de l’Épure
Arnaud Fournier, Stalker Éditeur
Claire Paulhan, Éditions Claire Paulhan
Frédéric Jaffrenou, Éditions Isolato
Pierre Marchant, Éditions Calleva
Catherine Desjeux, Éditions Grandvaux
Marjolaine Pereira, Éditions Millefeuille
Gérard Pourret, Éditions Mouck
Nicolas Gary, Actualitte.com
Pascal Pratz, Asphodèle éditions
Pascal Boulanger, bibliothécaire, auteur
Thomas Seurat, librairie Grangier (Dijon)
René et Alice Turc, éditions Grandir
Éliane Huber, libraire
Monique Subra, éditions du Carbardès
Étienne Galliand, Alliance des Éditeurs indépendants
Benjamin Jugieau, TDO éditions
Maryline Larret, bibliothécaire
Caya Makhélé, Éditions Acoria
Déborah Dupont-Daguet, librairie Gourmande (Paris)
Élise Milicevic, Éditions 1793
Évelyne Philippe, Éditions de Bourgogne
Valérie Marty, Éditions Créer
Gilles Seegmuller, Éditions de l’Onde
Patrick Lefrançois, Éditions Pascal
Marie-Hélène Alba, Éditions du Lys noir
Isabelle Drouin Soubrillard et Yves Soubrillard, Éditions Infrarouge
Martine Levy, La cause des livres
Raphaël Thomas, Éditions La ville brûle
Danica Urbani, Dadoclem
Jean-Luc Hadji-Minaglou, Éditions Lis et Parle
Philippe Raimbault, Les mots migrateurs
Jean-Christophe Pichon, Éditions Edite
Charles Merigot, Éditions de la Ramonda
Benjamin Lambert, Librécrit
Hugues Barrière, Autour du livre
Nicolas Bayart, Éditions Le Passager clandestin
Christian Sauvan-Magnet, Éditions Le Desk
François David, Éditions Motus
Gil Fonlladosa, Éditions In Octavo

Actualités du blog

  1. octobre 16th, 2009 à 16:13 | #1

    ok, je mets l’article sur mon blog et sur facebook…

  2. octobre 16th, 2009 à 17:46 | #2

    Merci pour l’info que je fais circuler également.

  3. octobre 16th, 2009 à 19:38 | #3

    Boycott !

  4. octobre 16th, 2009 à 20:17 | #4

    j’en avais entendu parler … c’est de pire en pire le salon du livre. je fais circuler sur FB aussi.

  5. octobre 16th, 2009 à 23:30 | #5

    Quelqu’un connait il les prix pour le salon du livre de Montreuil? j’avais entendu dire que c’était assez dur aussi pour les petites maisons d’edition, mais je ne me rend pas compte!

  6. octobre 17th, 2009 à 18:34 | #6

    Je ne connais rien à ce milieu mais il me semble qu’une fixation de prix basée sur les recettes de chacun serait plus juste non?

  7. octobre 17th, 2009 à 19:37 | #7

    Merci de nous tenir au courant de ce genre de pratiques ! Je mets l’info sur mon blog.

  8. octobre 18th, 2009 à 06:54 | #8

    Je suis totalement indignée et je relaie l’info sur mon blog. Si çà se confirme, pas sûr que j’aille au salon du livre l’an prochain, trop écoeurant.

  9. octobre 18th, 2009 à 10:06 | #9

    Déjà que la vie des petits éditeurs n’est pas facile, mais si on leur supprime quasiment la possibilité de se présenter à une vitrine comme le salon du livre… c’est nul. je relaye

  10. octobre 18th, 2009 à 10:16 | #10

    Je relais l’ info aussi , grâce à aifelle !

  11. octobre 18th, 2009 à 10:38 | #11

    Info relayée sur mon blog avec un lien directement vers ici !

  12. octobre 18th, 2009 à 11:52 | #12

    Quel dommage, alors que c’est souvent chez les « petits » éditeurs qu’on tombe sur des perles et de vraies merveilles…

    Si les éditeurs ne peuvent pas se battre contre cette grosse machine financière, il faut qu’ils détournent le truc : envahir tous les salons des livres de provinces dont certains commencent à être très réputés et à attirer non seulement pas mal de public averti, mais aussi des auteurs connus. Tiens, près de chez moi, le Salon du livre de Bondues est tip top bien, et on ne se fait pas marcher sur les pieds, et surtout, on a le temps de discuter avec les auteurs ou les éditeurs, et là, moi, je suis au comble du bonheur !

  13. octobre 18th, 2009 à 13:05 | #13

    Lamentable ! Déjà que ce n’est pas évident pour les petites maisons d’éditions mais alors là, quel coup bas.

  14. octobre 18th, 2009 à 15:21 | #14

    C’est vraiment pitoyable… Merci pour l’info en tout cas. J’ai mis un lien jusqu’à votre article en bonne place sur mon blog.

  15. octobre 19th, 2009 à 15:03 | #15

    Pas normal. Je fais circuler.

  16. octobre 19th, 2009 à 23:05 | #16

    Je l’ai mis sur mon blog, mais via un site qui vous cite, ce qui j’espère ne vous froissera pas. Très cordialement. Shige

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